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mercredi 21 février 2018

Amsterdam : la ville qui m'a charmée

Fan inconditionnelle de découvertes et de voyages, une ville dont j'avais entendu beaucoup de bien et que je n'avais encore jamais eu l'occasion de visiter est Amsterdam. Durant l'automne 2016, j'ai eu la chance de pouvoir y passer quatre jours avec une amie, ce qui nous a permis de voir la ville vêtue des couleurs automnales et d'y ressentir l'atmosphère à la fois animée et tranquille.

Arrivées le vendredi soir, nous avons rejoint notre Airbnb, située sur l'île aux milliardaires (donc une presqu'île où se situent les nouveaux quartiers résidentiels de la ville. C'était un endroit parfait pour être hébergées le temps d'un week-end : très calme à tout moment de la journée, paisible et agréable, mais surtout facilement accessible en transports publics (tram et même bus de nuit).

Evidemment, la tendance à Amsterdam est de tout faire à vélo. Vous pouvez en louer très facilement, mais nous avons préféré nous balader à pied, découvrir les rues pavées et se promener le long des canaux qui donnent ce charme indéfinissable à la cité. C'est par contre définitivement quelque chose que je souhaite faire la prochaine fois que j'y retourne !

Autant en journée qu'en soirée, il fait bon se promener dans le centre-ville, après avoir mangé au restaurant ou sur le pouce, mais également découvrir l'univers un peu décalé et dont on entend tellement parler : le Red Light District et ses vitrines un peu surprenantes quand on les voit pour la première fois, sans oublier les Coffee Shops que vous trouverez à tous les coins de rue, bien entendu.


Personnellement, j'ai pris énormément de plaisir à marcher des heures durant pour percevoir la ville sous l'angle de ses habitants, entrer dans des petites boutiques, prendre un café dans un restaurant pas forcément touristique et demander conseils aux jeunes vendeurs qui connaissent les meilleurs endroits pour sortir le soir. On est par exemple sorties au Bitterzoet, une boîte qui propose divers genre de soirées (ce vendredi-là, c'était "hiphop") : pratiquement pas de touristes et je peux vous dire que ça fait un bien fou quand on en voit à longueur de journée, partout, sans cesse !





Le climat avantageux a rendu notre séjour encore plus agréable, car il a fait beau durant tout le week-end et on a vraiment pu apprécier chaque moment encore plus intensément. En toute franchise, j'ai vraiment été charmée par l'atmosphère et la ville en elle-même : j'y retournerai c'est sûr, et ne peux que vous recommander d'y faire un tour si vous en avez l'occasion !


Se déplacer 
- A vélo : location de vélo pour environ 8€ par jour
- A pied : au centre-ville, tout est accessible à pied :-)
- En tram ou bus : un pass pour 24h coûte 7,5€, vous pouvez également en prendre un pour 48€, ou pour 1h. Il vous permet de prendre le bus et le tram, sans différenciation.

Gourmandise
- Pancakes Amsterdam : pour tous les gourmands qui veulent goûter aux délicieux pancakes faits maison, à proximité de la gare central (Centraal station).

Se déhancher
- Melkweg : club très prisé les week-ends, qui propose un agenda très varié, avec des concerts et showcases, mais également des soirées à thèmes musicaux. Aussi appelé "Milkyway" :-)
- Bitterzoet : culture underground, qui propose chaque soir un programme différent (DJ, spectacles de théâtre, groupes de musique, etc.).
- Escape : club vraiment touristique, avec différents thèmes musicaux selon la soirée.
- Et bien sûr, il existe des centaines de bars et autres endroits sympas pour sortir, que vous découvrirez peut-être en vous baladant simplement dans les rues...


Vous trouverez évidemment plein de bonnes adresses sur le Net également, par exemple :
- Thrillist // https://www.thrillist.com/amsterdam
- I Amsterdam // https://www.iamsterdam.com/en/see-and-do/eating-and-drinking
- The Lonely Planet // https://www.lonelyplanet.com/the-netherlands/amsterdam/things-to-do/best-places-to-eat-in-amsterdam

Y avez-vous déjà été ? 
Avez-vous de bonnes adresses à partager ?

A bientôt,
E.

mardi 6 février 2018

Un an et demi après le diagnostic - Des nouvelles de ma SEP

Chutes d'Iguazu - Argentine // Décembre 2016 
Il s'est écoulé un an et demi depuis que j'ai publié mon premier article concernant mon changement de vie, cette annonce qui a en quelque sorte tout chamboulé dans mon quotidien assez tranquille.

Au départ, j'avais pensé publier des articles fréquemment, pour vous tenir au courant de ce qu'il se passait suite au diagnostic et bien entendu tenter de vous transmettre un maximum d'informations quant à la sclérose en plaques (plus communément appelée SEP). Tout compte fait,  j'ai eu besoin de prendre (beaucoup) de temps pour moi, m'adapter à cette "nouvelle vie" et surtout apprendre à connaître mon corps mieux que jamais.

Durant cette année et demi, je n'ai pas eu de nouvelle poussée (dieu merci) mais j'ai gardé des traces de celle datant de l'été 2016 : je suis sensible aux changements de températures, principalement au froid (génial en vivant à plus de mille mètres d'altitude) et parfois à l'eau fraîche également - ma jambe droite est plus réactive que la gauche et elle me donne des sensations de brûlure ou fourmillements parfois, au-dessus du genou. 

Plus que jamais, je suis sensible au stress : au travail, avec mon entourage ou dans ma vie sentimentale, le moindre moment impliquant de l'anxiété, de l'inquiétude ou du stress me donne des sensations presque inexplicables dans les deux jambes. Il est devenu "mon pire ennemi", celui que je dois éviter à tout prix. Ce qui est bien par contre, c'est que mon corps me sert désormais d'alerte rouge, d'alarme, de thermomètre : dès que quelque chose de négatif m'atteint, mon corps réagit et je peux donc trouver des solutions pour que le stress s'en aille. Je l'admets, c'est loin d'être facile parfois car il faut trouver de nouvelles ressources et improviser. Au travail, j'ai la chance de pouvoir gérer mes horaires comme je le souhaite et je peux donc rentrer chez moi si besoin. Le plus difficile pour moi est l'aspect émotionnel : je suis quelqu'un de train sensible et qui se laisse facilement submerger par mes émotions - j'ai donc dû laisser partir des personnes qui apportaient plus de négatif et de stress qu'autre chose à ma vie, m'éloigner des "poisons" qu'on peut rencontrer parfois et surtout reconnaître où se situent mes limites.

Chutes d'Iguazu - Argentine // Décembre 2016 
Durant cette dernière année, j'ai eu des moments "down", où je me sentais anxieuse, comme par exemple lorsque le médecin m'a annoncé que le traitement (celui que je prends sous forme médicamenteuse une fois par jour s'appelle "Gilenya") ne fonctionnait pas aussi bien que souhaité et qu'il faudrait donc faire un nouveau contrôle (j'y retourne au mois de mars). Je me suis sentie frustrée et différente, extrêmement déçue et vraiment triste lorsque mon neurologue m'a dit que je ne pourrais pas me faire vacciner contre la fièvre jaune (le vaccin n'est pas compatible avec une maladie auto-immune telle que la sclérose en plaques), alors que je devais me rendre au Bénin pour assister au mariage d'une amie très chère à mes yeux, que je devais accompagner ce jour-là en temps que demoiselle d'honneur. Oui, ça a été dur à accepter, car j'aurais pu partir avec une attestation médicale certifiant ma contre-indication au vaccin, mais j'ai préféré éviter de m'angoisser avec toutes les précautions à prendre et après mûre réflexion, ai décidé de renoncer à ce magnifique voyage qui m'attendant.

Durant cette dernière année, j'ai aussi et heureusement vécu de merveilleux moments, qui prennent le dessus sur tout le reste. J'ai beaucoup voyagé, car c'est tout ce qui me fait vibrer et me rend profondément heureuse : d'abord l'Argentine, puis Lyon et Paris, un séjour de plusieurs mois à Valencia en Espagne, et j'ai ensuite troqué mon voyage en Afrique pour passer deux semaines en Californie... Je ne pouvais pas rêver mieux : j'ai appris à rebondir, à me relever lorsqu'une mauvaise nouvelle me frappe en pleine figure, j'ai appris à accepter qu'il faut être patiente et qu'écouter mon corps est devenu nécessaire. Ce n'est plus optionnel : j'essaie de vivre de la manière la plus saine pour mon corps, m'arrêter quand je me sens fatiguée, me reposer quand je ressens des vibrations dans mes jambes et ne plus forcer. J'ai continué à faire du sport, je me suis baignée dans des rivières naturelles complètement gelée, j'ai également appris à en parler plus librement, sans avoir chaque fois les larmes aux yeux.

Mariposa - Argentine // Décembre 2016 
Mais il faut également que je mentionne à quel point j'ai été bien entourée durant cette dernière année. Mes amis tout autant que ma famille sont là pour m'écouter quand les peurs prennent le dessus, ils me posent des questions pour essayer de mieux comprendre ce que je vis et ressens, ils comprennent lorsque je me sens fatiguée. Plus que tout, ils m'ont dit des mots qui m'ont donné le courage et la force dont j'avais besoin : certains me disent que je suis forte, d'autres que je suis leur "piqûre de rappel" afin de profiter de leur vie encore plus, d'autres encore qu'ils n'ont pas les mots car ils ne savent pas où je trouve les ressources pour vivre cela de manière aussi positive.

Il faut comprendre qu'au fond, je n'avais pas tellement le choix : je pouvais me morfondre sur mon sort ou tenter d'apprendre à vivre avec cette SEP et en faire mon alliée. Je n'ai pas envie de me "battre contre la maladie", je veux faire tout mon possible pour pouvoir vivre une vie aussi "normale" qu'avant, poursuivre mes rêves, continuer à voyager et surtout, surtout, profiter de chaque petit moment de bonheur que la vie m'offre. J'essaie, chaque jour, de noter quelque chose pour laquelle je suis reconnaissante, car la vie est belle. Ma vie est belle.

A bientôt,

E. 

jeudi 29 septembre 2016

Je pense trop.

Coucher de soleil sur le lac Léman, août 2016
Une partie de moi a toujours eu envie de vous parler de ma vie "privée", vous faire part de mes expériences, mes pensées, partager avec vous mes aventures, mes découvertes ou mes moments difficiles. Je ne savais pas très bien si ces articles auraient eu leur place sur un blog plutôt centré sur la "beauté" et le monde des cosmétiques.

Depuis environ deux ans, j'ai beaucoup plus de difficultés à prendre du temps pour préparer des articles sur ces sujets-là, comme si la vie m'avait appris à quel point vivre le moment présent est essentiel, comme s'il fallait que je me déconnecte pour me retrouver. Aujourd'hui, j'ai toujours envie d'écrire, mais plus vraiment sur les mêmes thèmes, bien que je continue toujours à apprécier prendre soin de moi, me maquiller, porter du rouge à lèvres ou faire du shopping. Au fond, ça n'a pas changé.

Trop penser, cette plaie

J'ai envie de pouvoir laisser libre court à mes pensées, car j'ai beaucoup de mal à les extérioriser au quotidien. Quand j'essaie parfois d'en parler à mes amis ou à ma famille, la plupart d'entre eux en arrivent à la même conclusion : je réfléchis trop. En fait, c'est ça mon problème : mes pensées ne s'arrêtent jamais, elles se baladent sans cesse dans ma tête sans me laisser un moment de répit.

J'essaie pourtant de me vider la tête comme je le peux : en parlant avec mes proches, en sortant de chez moi, en faisant du sport, en lisant, en regardant des vidéos/films/séries sur Internet, etc. Alors pourquoi ai-je toujours la sensation que mon cerveau travaille non-stop, pour en finir par m'apporter toujours plus de questionnements, d'énigmes, mais aussi tout un tas de "fausses idées" fraîchement inventées par mon imagination. Comment vous dire que d'une situation des plus banales peut en sortir un vrai film de science-fiction. J'ai souvent l'impression d'être "seule" dans ce cas, de ne pas réussir à simplement laisser venir ce qui doit venir et s'en aller ce qui doit partir, j'avoue avoir beaucoup de peine à "lâcher prise"...

Parfois, quand j'y réfléchis, je me rends compte à quel point je peux me compliquer la vie : j'essaie de plus en plus de suivre mon instinct, de faire les choses que j'ai envie de faire et de dire les choses que j'ai envie de dire. Pourtant, une fois fait, j'ai une fâcheuse tendance à remuer la soupe en me demandant si j'ai bien fait (ou pas), si j'aurais du faire/dire ça plutôt que ça, si ce n'était pas inapproprié, mais aussi à m'imaginer tout ce que la personne en face pourrait penser à son tour - autant vous dire que ça peut cogiter des heures, sans avoir de réponse au final bien entendu puisque je ne suis pas dans la tête de l'autre !

Evidemment, lorsqu'on trébuche, on peut se dire qu'on aurait dû se protéger mieux et il y aura toujours quelque triste sire pour nous signaler qu'on n'aurait pas dû prendre cette voie-là. Rétrospectivement, c'est facile ! C'est une position de charognard qui ricane et juge, en utilisant les dérapages d'autrui pour se conforter dans ses certitudes. Mais quand on se décide, on a rarement toutes les cartes en main. Toute décision comporte une prise de risque et donc nécessite une part de courage. Les commentateurs ont beau jeu de critiquer ensuite. En revanche, il n'est jamais perdu d'en tirer des leçons pour éviter que cela ne se reproduise, c'est tout autre chose. - "L'art de se gâcher la vie", Marie Andersen

Des solutions ?

Pour remédier à cette imagination (un peu) excessive et qui me donne parfois des palpitations inutiles, je pense que le sport est d'une aide précieuse mais qu'il ne suffit désormais plus. J'ai beaucoup lu de livres sur le développement personnel, qui sont pour la plupart vraiment intéressants (quelques exemples : "L'art de se gâcher la vie" de Marie Andersen - mon préféré ; "L'emprise familiale" de la même auteure ; "L'intelligence du coeur" d'Isabelle Filliozat ; "Je pense trop" de Christel Petitcollin ou "Guérir son enfant intérieur" de Moussa Nabati, parmi d'autres). J'ai appris beaucoup de choses, mais j'avoue qu'on oublie aussi très vite ce qu'on a lu.

La sagesse nous dit que le bonheur, ce n'est pas d'atteindre le but, mais de parcourir le chemin qui y mène. L'objectif est parfois utopique, mais la recherche passionnante. C'est en marchant qu'on découvre, c'est en expérimentant qu'on grandit. C'est en aimant qu'on apprend à aimer. C'est en faisant des enfants qu'on découvre la parentalité. On n'est jamais vraiment prêt avant. - "L'art de se gâcher la vie", Marie Andersen

Depuis quelques années, j'étais intéressée par la méditation, la relaxation, le yoga ou la méthode Pilates sans vraiment m'être penchée sur la question. Aujourd'hui, j'ai envie de m'y mettre sérieusement, non seulement parce que ça me permettra de me vider la tête réellement, mais également parce que ça m'aidera sûrement à mieux gérer les situations stressantes, lâcher prise quand il le faut et gérer mes émotions.

Si vous avez des astuces à partager pour m'indiquer vos méthodes pour ne pas "trop" penser, faire le vide dans votre esprit et vous sentir bien dans l'instant présent, je suis preneuse :-)

Je vous dis à très vite pour de nouvelles pensées, aventures ou petits récits de ma vie.

dimanche 11 septembre 2016

Le premier jour du reste de ma vie - La fin de l'insouciance

L'envie d'écrire ne m'a jamais quittée. Ce blog a toujours été pour moi un moyen de partager mes photos que je prenais du plaisir à prendre, mais également d'écrire simplement, chose que j'ai toujours énormément aimé. Il faut admettre qu'il est difficile d'avoir une vie active professionnellement, des occupations sportives (artistiques, familiales, mais encore...) et de tenir un blog à jour très régulièrement : la rigueur n'est pas quelque chose d'acquis pour moi et il est vrai que j'ai eu besoin de mettre un peu le "virtuel" sur pause ces dernières années.

Si aujourd'hui, j'ai décidé de réécrire un article, c'est parce qu'une nouvelle page de ma vie débute et, à vrai dire, j'aurais préféré rester au chapitre précédent. Les hauts et les bas font bien sûr partie de notre quotidien à tous : problèmes au travail, en cours, à la maison, avec nos amis ; mais aussi les imprévus de la vie qui surviennent quand on ne s'y attend pas, les changements de programmes, les inquiétudes, les doutes, les remises en question, toutes ces situations qu'on peut parfois avoir de la peine à surmonter. Les problèmes de santé, aussi...

Il y a de ça un mois, une belle journée d'été, je ne pensais pas qu'elle allait s'avérer être "le début d'une nouvelle vie". En réalité, quand on n'a même pas 24 ans, on réalise que oui, la vie peut être dure, incompréhensible, injuste, douloureuse, mais on ne s'imagine pas réellement que nous sommes atteignables et vulnérables.

J'ai pris conscience depuis quelques années à quel point il est important de profiter des moments avec ceux qu'on aime, faire ce qu'on aime, croquer la vie à pleines dents et essayer à tout prix de ne pas avoir de regrets. J'essayais d'appliquer le fameux "on ne vit qu'une fois ("yolo")" ou le "rien ne dure pour toujours ("nothing lasts forever")" au quotidien, mais cette part d'insouciance qui nous suit depuis notre plus jeune âge est tout de même dur à mettre de côté !

On reprend donc à cette fameuse journée d'été, où je sens ma jambe gauche engourdie après une courte sieste dans le train : je me dis, comme la plupart des fois où je ressens une douleur ou quelque chose d'étrange dans mon corps, que ça finira par passer tout seul. Le lendemain, sous la douche, ma peau me fait mal : les éclaboussures d'eau me font l'effet de l'huile qui crépite dans une poêle et nous brûle gentiment la peau - je ne pensais pas aller consulter, mais je me dis qu'il est peut-être plus prudent d'appeler le médecin de garde. L'après-midi même, il m'ausculte sans pouvoir en tirer une conclusion formelle : il faut laisser passer le week-end et en rediscuter lundi.

La nuit du dimanche au lundi, je dors mal et un point sous les côtes droites, au niveau du foie, me donne la nausée. Je n'irai pas travailler ce jour-là, ni le suivant, ma sensibilité cutanée n'ayant pas disparu. Le médecin m'explique qu'afin d'avoir une idée précise de ce qui m'arrive, il va falloir que je passe un IRM (imagerie par résonance magnétique), et pas n'importe lequel : il avait abordé les lombaires, finalement ce sera cérébral + des analyses sanguines pour compléter les tests.

Cinq jours après le début de mes symptômes pour le moment inexplicables, je passe l'IRM cérébral, pour la première fois de ma vie. On m'avait prévenue, heureusement, que ce serait très bruyant (un peu comme en étant sur un chantier routier sans casque de protection, sympathique !) et que ça durerait quand même en tout cas 45 minutes. Autant vous dire que pendant ces longues minutes, j'ai eu le temps de refaire le film de ma vie et que je n'ai pas vraiment réussi à contenir ma peur : des fois, laisser couler les larmes, ça fait du bien aussi... Deux jours après seulement, je retourne chez mon médecin traitant qui lit les résultats juste avant de me les communiquer : à son visage, je vois bien que quelque chose cloche. Le verdict tombe : l'IRM montre clairement des signes d'inflammations au cerveau, qui sont significatives de la sclérose en plaques, avec l'hypersensibilité cutanée que je pouvais ressentir. Je suis également positive à la "maladie de Lyme" (ou des tiques), que l'on peut souvent confondre avec la sclérose en plaques. Après un rapide coup de téléphone à un neurologue, il m'explique qu'il faut débuter les autres analyses dès que possible et que je dois donc tracer un trait sur mes vacances au sud de la France. Ma maman qui m'accompagne ce jour-là semble plus choquée que moi ; personnellement, une phrase de mon médecin résonne en moi : "C'est vrai que c'est un choc, c'est un peu la fin de l'insouciance".


La fin de l'insouciance ? En effet, après avoir passé un long mois à passer de médecin à hôpital, de salle d'attente à salle d'urgences, m'être fait piqué le bras un bien trop grand nombre de fois, avoir passé 2 IRM, découvert la ponction lombaire, eu le plaisir de goûter à nouveau à la perfusion, fait connaissance avec la cortisone par injections trois jours de suite, vu deux neurologues, une bonne dizaine d'infirmières et dû réfléchir à "quel traitement vais-je prendre pour toujours ?", j'ai compris ce que signifiait la fin de l'insouciance.

Les deux neurologues et les nombreuses analyses ont été formels : je suis atteinte, depuis on ne sait combien de temps, d'une sclérose en plaques (SEP), de base incurable et dégénérative.

Dans toute cette "malchance", ces moments où on se demande "pourquoi moi ?", les instants d'angoisse, les peurs, les incompréhensions, le sentiment d'injustice, ces moments aussi où on aimerait en parler mais qu'on n'a pas l'impression de pouvoir être compris, je me suis dit que j'avais de la chance. De la chance parce que ça pourrait être bien pire, parce que je suis en vie, parce que je vis dans un pays bien médicalisé, avec des professionnels efficaces, parce que j'ai accès à un traitement qui, je l'espère, me permettra de stabiliser cette maladie qui fait désormais partie de moi, qui me donnera la chance de vivre "comme avant", de la chance aussi parce que nous sommes en 2016 et que les progrès de la médecine ne cessent d'apparaître...

Je le savais déjà, mais je le comprends encore plus à présent : il faut profiter de chaque instant qui nous est donné de vivre. J'ai envie de sourire, de rester positive, j'ai envie d'avancer, vivre mes rêves, partager des milliers de moments avec ceux que j'aime, profiter de la nature qui m'entoure, me rapprocher de ce qui me fait du bien, trouver une force en moi que je n'aurais jamais cru imaginable. Evidemment, je mentirais si je disais que tout va bien : j'ai peur, j'ai des centaines de questions plein la tête, je me sens seule parfois, j'aimerais que tout redevienne "comme avant", mais je sais à quel point l'esprit est relié au corps et que la pensée positive est extrêmement importante, surtout dans ces cas-là.

Alors, j'ai décidé via certains articles de ce blog, de vous partager mon histoire. Mon quotidien, mes angoisses, mes interrogations, mes ressentis, mes sentiments, mes expériences, tout ce qui pourrait me traverser l'esprit et que j'aurais besoin de "coucher sur papier", où plutôt d'écrire sur la blogosphère.

Avec peut-être un peu de hasard, je trouverai des personnes qui traversent le même genre d'épreuves, qui connaissent cet atterrissage un peu trop brutal, qui ont des proches touchés par une maladie ou qui vivent avec, ou simplement des personnes qui ont envie de partager aussi leurs histoires.

A bientôt, pour de nouvelles aventures ...

vendredi 6 mai 2016

Partir en séjour linguistique - Mon expérience : l'aspect administratif


Comme je l'avais expliqué dans mon dernier article, je vais continuer de vous parler de mon expérience de séjour linguistique à l'étranger et aujourd'hui, je vais aborder la partie "avant le départ", soit tout ce que j'ai dû mettre en place avant de m'envoler pour l'Angleterre.

Un séjour linguistique nécessite plus ou moins de préparation, tout dépend de la durée de celui-ci, mais aussi la destination choisie et la date de départ. Pour ma part, ayant choisi l'Angleterre et étant citoyenne européenne, je n'avais pas besoin de visa (démarche conséquente en moins, ce n'était pas plus mal !) - attention tout de même à bien vérifier sur le site de l'ambassade du pays de destination, en fonction de votre nationalité, si vous en avez besoin ou non.

Forcément, on appréhende le départ, ce qui est tout à fait normal, car on va quitter nos petites habitudes, notre quotidien, mais surtout nos proches, pour s'en aller dans un endroit totalement inconnu ! C'est donc important de prendre les choses en main suffisamment tôt : je trouve que lorsque tout est bien organisé à l'avance, on évite de se mettre la pression et c'est bien plus agréable. Le mieux est de s'y prendre à peu près 6 mois à l'avance, bien que pour certaines destinations, un délai plus court peut tout à fait convenir - surtout si aucune demande de visa ne doit être effectuée.

Après avoir tout organisé avec l'agence de séjours linguistiques, il faut penser à vérifier la date de validité de son passeport ou de sa carte d'identité, évidemment - au risque de se retrouver coincée à douane. Il est également important de vérifier auprès de son assurance-maladie qu'on est couvert à l'étranger pour les maladies, accidents, mais il est aussi nécessaire d'être couvert en cas de rapatriement. Si ce n'est pas le cas, il faudra alors souscrire une assurance complémentaire afin d'éviter tout problème une fois sur place - en effet, les frais hospitaliers à l'étranger peuvent être très onéreux !


En plus des papiers d'identité et des assurances, on doit forcément réfléchir à l'aspect financier : combien de liquide faut-il avoir sur soi ? Comment retirer de l'argent une fois sur place ? Faut-il ouvrir un compte bancaire dans le pays du séjour ? Personnellement, je me suis assurée de pouvoir retirer aux bancomats avec ma carte de débit et ai déposé un peu d'argent par sécurité sur une carte de crédit "Prepay" (on verse de l'argent et on peut alors utiliser la carte pour les paiements ou retraits). Une fois sur place, je retirais au fur et à mesure environ 200£ (inutile de retirer uniquement des petits montants, car les frais bancaires sont relativement élevés pour les retraits à l'étranger !) et j'avais prévu un peu d'argent cash pour l'arrivée sur place. J'ai veillé à économiser suffisamment d'argent pour les sorties, excursions, visites et pour le shopping bien évidemment - mais chacun fait en fonction de ses moyens.

Une fois que ce côté "administratif" est réglé, que tout est en ordre, on n'a plus qu'à prendre notre mal en patience et se réjouir à l'idée de préparer notre valise ;-).

A bientôt,
E.

mercredi 9 décembre 2015

Partir en séjour linguistique - Mon expérience : la décision

Après plusieurs mois d'absence, le manque se fait ressentir. L'écriture m'a toujours beaucoup plu, tenir un blog également, mais parfois les aléas de la vie font qu'on met de côté le monde "virtuel" pour profiter au maximum de nos proches. On se rend tous compte un jour ou l'autre à quel point le temps passe vite et à quel point les moments avec ceux qu'on aime sont précieux. Pourtant aujourd'hui, j'ai envie d'écrire à nouveau, pour partager avec vous quelque chose qui me tient beaucoup à coeur. En effet, à part le monde du maquillage, des soins ou de la photographie, il y a autre chose que j'aime par-dessus tout : voyager.

Dès l'âge de 15 ans, quand je devais plus ou moins décider ce que j'allais faire de mon avenir (et que je n'en avais aucune idée à vrai dire), j'ai eu envie de partir à l'étranger. Tout d'abord pour fuir mon village natal où je ne me sentais plus à ma place du tout (et où j'ai toujours eu du mal à me sentir bien), puis pour découvrir le monde. L'idée de fille au pair m'a passé par la tête et j'ai vite renoncé : j'avais envie de rencontrer des jeunes qui partageraient la même expérience que moi, profiter à fond de mon séjour et comme j'appréciais étudier, l'école de langue m'a semblé plus approprié - soit un séjour linguistique à l'étranger.

Quatre ans plus tard, après avoir été diplômée en commerce, j'étais à nouveau confrontée à cette question du "que vas-tu faire à présent ?". Il était temps de faire un choix, j'ai donc pris les choses en main et me suis renseignée auprès de diverses agences de séjours linguistiques pour mettre sur pied un projet concret. Début 2012, j'ai eu un rendez-vous avec un conseiller d'une d'entre elles, avec qui j'ai parlé longuement de mes envies et qui m'a proposé plusieurs destinations. A l'époque, j'aurais rêvé d'aller aux Etats-Unis, mais j'étais en couple depuis plusieurs années, j'avais peur d'avoir l'ennui (je me disais que le fait de ne pas être trop loin me permettrait de rentrer un week-end si vraiment j'en avais besoin - mais ce que je n'ai pas fait une seule fois finalement), c'est pourquoi je me suis dit que l'Angleterre serait une bonne alternative.

Les témoignages sur les blogs m'ont convaincue : j'allais partir, cette fois plus rien ne me ferait changer d'avis. J'ai donc postulé pour un travail, bossé dur pendant plusieurs mois afin de financer ce voyage en totalité (car oui, ça coûte cher !). J'ai fait part de ma décision à mon copain qui m'avait dit "Je ne crois pas à l'amour à distance : si tu pars, toi et moi c'est terminé". Au départ, je ne pensais pas vraiment parlé de cet aspect-là de mon séjour linguistique, mais je pense qu'il est important d'en parler, car l'amour à distance est un sujet qui peut en préoccuper plus d'un(e) d'entre vous, j'imagine. J'aborderai donc la suite des événements dans les prochains "épisodes".

En octobre 2012, mon projet était organisé : cinq mois plus tard, j'allais m'envoler pour l'Angleterre - Brighton plus précisément, au Sud du pays - pour 21 semaines, à peine un peu plus de 5 mois. Afin que cet article ne soit pas interminable (oui, parce qu'il y en a des choses à raconter !), je vais en faire une "série" qui se partagera en plusieurs parties. En espérant que celle-ci vous plaise, j'espère pouvoir donner l'envie à celles et ceux qui n'ont pas encore osé sauter le pas, de le faire, et de peut-être donner l'envie à d'autres d'y penser et se lancer dans cette aventure extraordinaire.

A bientôt,
E.

jeudi 22 janvier 2015

S'éloigner du monde virtuel pour se rapprocher du monde réel .


À mes lecteurs, à vous qui passez par ici...

Il y a trois ans, j'ai décidé de me lancer moi aussi dans l'aventure des blogs en créant le mien. Je ne savais pas où il allait me mener, ni même si quelqu'un lirait ce que j'écrivais. Cependant, j'ai toujours aimé écrire et j'aimais l'idée de pouvoir partager ses idées, ses sentiments ou ses créations via Internet. C'est sûr, Internet a de très mauvais côtés, ce n'est plus un secret maintenant... Mais heureusement, il y a aussi de très beaux côtés ! C'est un univers de partage, de créativité et de liberté qui me plaît.

J'ai commencé en étant plutôt régulière, je trouvais le temps de rédiger beaucoup d'articles et j'essayais aussi d'être présente sur les réseaux tels qu'Hellocoton, Pint

erest ou Facebook pour tenter d'établir des liens entre mes lecteurs et moi, mais aussi d'en créer avec d'autres blogueurs/blogueuses. Cependant, dès que je suis entrée dans le monde professionnel, je trouvais de moins en moins de temps à accorder à mon blog, et quand je suis partie faire mon séjour linguistique en Angleterre, j'ai carrément mis cette partie de moi de côté.

En fait, ce que j'ai réalisé en partant voyager, c'est que je refusais de m'enfermer dans un monde virtuel alors que les plus belles rencontres sont évidemment celles que l'on fait en face à face. J'avais envie de découvrir le monde, rencontrer des gens, apprendre des tas de choses sur les autres cultures et ne jamais m'arrêter.

Ce voyage m'a beaucoup appris, et j'avais vraiment envie d'en profiter un maximum. Me couper de mon quotidien, me couper de mon pays natal, me couper de ma vie "d'avant". En rentrant, j'avais mûri et quelque part changé aussi, à l'intérieur de moi-même. Et puis, au fur et à mesure que le temps passe, je n'ai pas retrouvé ni vraiment le temps, ni vraiment la motivation de réécrire et pourtant, ça me manquait terriblement.

En fait, je crois que je me sentais mal à l'aise de quitter cette blogosphère et d'y revenir, "comme si de rien n'était", quelques mois plus tard. Et puis, il y a quelques semaines, j'ai réalisé à quel point ça me manquait d'écrire, de communiquer, et de partager avec ceux qui me lisent. Peu importe le nombre, peu importe même si personne ne finit par lire cet article en entier par exemple, mais écrire me permet vraiment d'extérioriser ce que j'ai au fond de moi, et ça fait un bien fou.


Dans la vie, on rencontre tous des hauts et des bas, on a tous des difficultés à un moment donné ou à un autre, et ça fait du bien quand on peut en parler autour de nous. Mais parfois, ça fait aussi vraiment du bien de recevoir des commentaires de personnes anonymes, complètement inconnues, qui vivent peut-être à l'autre bout du monde et qui ressentent les mêmes choses que nous.

J'ai décidé de changer un peu la tournure de ce blog, car le monde de la beauté et des cosmétiques me plaît toujours autant, mais il y a d'autres valeurs que j'ai envie de partager ici, sur mon blog, mon univers. J'ai envie de vous faire part de mes sentiments aussi, parfois, parce que je suis quelqu'un qui réfléchit et pense parfois (beaucoup, beaucoup) trop. Je ne peux pas raconter ça à tous mes proches, mais les écrire me permettront certainement de me sentir plus légère que de garder certains poids au fond de moi.

De temps en temps, il fait bon s'éloigner un peu de ce monde virtuel pour se rapprocher du monde réel, vivre des moments intenses avec nos proches, intensifier les relations qu'on crée, rencontrer de nouvelles personnes extraordinaires, découvrir de nouvelles choses qui nous comblent de bonheur. Et parfois, il fait bon aussi s'en éloigner, quand ce monde réel nous fait peur ou nous blesse, pour se réfugier alors dans un monde "virtuel", un échappatoire...

Au plaisir de réécrire bientôt sur ce blog,

E.

vendredi 19 décembre 2014

Apprendre à se sentir mieux dans sa peau .

Se sentir bien dans sa peau , je ne sais pas pour vous , mais personnellement , ça a été quelque chose de très difficile . J'avais envie aujourd'hui de partager avec vous un petit bout de mon histoire , pour pouvoir peut-être aider certaines d'entre vous à s'accepter telles qu'elles sont .


L'adolescence

Durant l'adolescence , on sait que les enfants ne sont pas tendres entre eux : les critiques fusent , les regards de travers aussi , et si par malheur on ne suivait pas la mode , on se fait mettre de côté ou dévaloriser . Je n'ai jamais été le genre de fille à suivre toutes les nouvelles tendances à la lettre , mais comme je ne supportais pas les critiques des autres , je n'osais pas vraiment affirmer mon propre style . J'achetais ce que mes copines portaient , je me "calquais" en quelque sorte sur elles .






Physiquement , mon corps ne me plaisait pas plus que ça car j'y trouvais sans cesse des défauts . Oui , à force de se comparer aux autres , on sait bien qu'il y aura toujours autre chose qui nous dérangera chez nous . On dit bien que l'herbe est toujours plus verte chez le voisin , mais c'est jusqu'à ce qu'on se rende compte que c'est du faux gazon ! A méditer ...

Mon plus gros problème , c'était sûrement l'acné : ça m'a rendu la vie difficile ! J'essayais désespérément de cacher tous ces boutons sous du maquillage non adapté , j'ai testé toutes les crèmes possibles et imaginables , mais rien ne changeait . J'ai adapté mon maquillage à mon type de peau , tenté de nouvelles crèmes , rien à faire . Ca m'a poursuivi jusqu'à l'année dernière , où j'ai décidé d'utiliser les gros moyens pour m'en débarrasser : traitement dermatologique dont je pourrai vous parler si ça en intéresse certaines .







Un nouveau départ

Le jour où j'ai terminé mon école obligatoire (vers 16 ans) et où je suis partie étudier en ville , où je ne connaissais personne , ça a été le début du changement . J'ai peu à peu commencé à mettre les habits que j'aimais MOI , sans me soucier du regard des autres puisqu'ils ne prêtaient même pas attention à ça . Petit à petit , j'ai commencé à me sentir bien mieux dans ma peau car mon style s'affirmait et me ressemblait plus .

Ce qui a été l'élément déclencheur de mon changement de mentalité a été de partir en Angleterre pour cinq mois en séjour linguistique , d'avril à août 2013 . J'avais 20 ans , je voulais réaliser un rêve et m'enfuir loin de cette mentalité suisse qui me pesait , j'avais un réel besoin de découvrir une autre culture , d'autres façons de penser ... Là-bas , j'ai trouvé tout ce que je recherchais : les gens s'habillent à leur guise , se teignent les cheveux en bleu si ça les chante , associent toutes les couleurs et les motifs possibles et imaginables ! Bref , ils vivent pour eux et pas pour les autres .

Là-bas , j'ai commencé à oser porter des choses que je n'aurais jamais pu avant et , une fois rentrée , j'ai décidé de m'en foutre si les gens n'étaient pas contents avec ça ! Je n'allais pas revenir en arrière : je me sentais tellement mieux dans ma peau , j'avais appris à m'accepter comme j'étais (ou du moins , plus ou moins) et je n'avais aucune envie de changer ça . Depuis , j'essaie chaque jour de travailler un peu sur ma confiance en moi qui n'est toujours pas suffisamment présente , mais en tout cas , je me sens vraiment mieux dans mon corps .


Et actuellement ...

Depuis plus d'une année , je me suis mise à faire du sport très régulièrement (2 à 3 fois par semaine) , j'ai malgré tout continué à manger ce qui me plait , car je trouve la vie bien trop courte pour passer mon temps à me priver des choses que j'aime . Mon corps entier s'est raffermi , affiné et aujourd'hui , j'ose même porter une robe moulante sans retenir mon souffle . 

J'avoue , ça à pris de nombreuses années et ce n'est pas fini , mais ça en vaut tellement la chandelle ! Je souhaite à toutes les filles qui n'arrêtent pas de regarder leurs défauts (que souvent personne d'autre ne remarque en plus ...) de réussir à se sentir bien dans leur peau . On doit vivre avec le corps qu'on a , alors autant essayer de s'y faire et de le mettre en valeur comme on peut , avec les choses qui nous plaisent ! Même les plus belles filles du monde à vos yeux ont aussi des défauts , de la cellulite , des vergetures ou des boutons de temps en temps . Si ce n'est pas ça , alors elles ont en tout cas des poils à épiler , des cicatrices par-ci , par-là , des matins où leurs cernes sont presque impossibles à cacher. Au final , on est toutes et tous des êtres humains ... Donc , imparfaits , on le sait bien !



Ne vivez pas pour le regard des autres , vivez pour vous ...